Je suis morte de rire. Mes amies Julia, houna et Clara le sont également. Enfin, si on peut appeler ça des amies. On ne se supporte pas mais pourtant on est inséparables. Toutes les trois, gosses de riches. Moi je suis supérieure. Je suis une star. Je sors du taxi. J'ai à peine eu le temps de respirer. Mon souffle se fit haletant. Et je suis là, comme un gamin en cavale, qui à peur de se faire rattraper par son passé. C'était mieux que tout. Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied. Les rues pleines à craquer. Les immeubles éclairés. Les galeries encombrées. Les lumières surplombant les avenues. Les personnes se bousculant. Je ne m'arrête plus d'avancer, d'enchaîner les pas les uns devant les autres. Une musique, son geste, un souvenir. Un mégo écrasé sur le trottoir. Un flingue. Une voiture de flics. Je suis pilote d'avion. Je plane. Je suis défoncée. Je vais partir, revenir et sentir une nouvelle vie s'offrir à moi. Et puis il y a les musiques. Celles qui te parlent. Celles qui parlent au monde et qui transpercent les façades. Celle qui t'entrent dans la peau. Et qui t'explosent. Jusqu'au derniers accords. Qui au fond ne finissent jamais. L'excitation, l'osmose, l'extase. La bouche pâteuse, les yeux déchirés, le déséquilibre, nos milles et une folies. L'envie, la joie, le sentiments exquis de puissance, le « out of control ». La frénésie du désir et de nos souvenirs ne suffit plus. L'alcool et cette musique trop forte nous exaltent. Tout est éphémère de nos jours. Sauf moi. Je brille et je surpasse tout !
Le crépitement et cette lumière rouge. L'odeur, la musique et l'extase une nouvelle fois. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent. Je me remets à boire. A sniffer. A me droguer. A danser. A draguer. J'ai la tête qui tourne. Soudain le vinyle saute. Plus de lumière. Les objets volent. Une vitre explose. Les pots de fleurs tombent. Une bouteille de champagne dans le caniveau. Encore le même frisson. Et puis plus rien.
Encore une soirée qui se termine comme les autres. C'est à dire à quatre pattes dans les toilettes, à vomir tout l'alcool qu'on a pu ingurgiter. Julia me tenant les cheveux. Je fais peine à voir. Je me relève péniblement. Houna me tend un rail de coke. Ça ira mieux après ma dose. Ça y est mes pupilles s'élargissent et mes muscles se détende. Je suis stone. J'aime ça. Où est Clara ? Elle a disparue. Sûrement entrain de se faire sauter par un inconnu. Ou alors peut être entrain de se faire violer. Je m'en fou. Je l'a reverrais le mois prochain, à la fin de sa dépression. Cette soirée est gentillement entrain de se barrer en live. Je ne sais même plus chez qui on est. Tout ce que je sais, c'est qu'on est en septembre. Ça va faire deux mois que je n'ai pas revu Paul. Je m'en tape. Moins je le vois, mieux je me porte. Après m'être réveillée une deuxième fois dans son lit, j'ai flippé tout simplement. Je ne me réveille jamais deux fois dans le lit du même mec. Telle est ma devise. Je suis presque une pute à vrai dire. Non ! Je n'en suis pas une ! Gagner du fric en couchant avec n'importe qui. Moi je ne couche jamais avec n'importe qui. Et j'ai pas besoin de leur argent. J'en ai assez. J'en ai tellement que je ne sais même plus comment le dépenser. Je suis une star. Je regarde autour de moi. D'autres personnes étaient là. Je ne les reconnais pas. Ma vue se brouille. Je laisse couler quelques larmes. Un garçon brun me regarde étrangement. Il a les cheveux en bataille, des yeux bleus perçant. « Paul ? C'est toi ? ». Le garçon recule et se fou de ma gueule. « Elle est complètement défoncée cette conne ». Je l'emmerde. Je les emmerde tous !
Paul me manque. Qu'est ce que je raconte ? J'en ai rien a foutre de lui. Je ne veux pas le revoir. J'ai peur tout d'un coup. Je me sens faible. J'ai besoin de sa voix rassurante. De son regard profond et protecteur. J'ai besoin de lui. Je commence à courir dans le couloir. J'entends Julia qui me crie de m'arrêter. Je panique. Je ne sais plus ce que je fais. Mon sachet de coke tombe à terre. La poudre blanche se repend dans les rainures du parquet. Je perçu Houna lâcher un juron. J'appelle désespèrent Paul. Il ne répond pas. Il n'est pas là. Je deviens complètement folle. Et puis le trou noir. Je perd une nouvelle fois connaissance.
- « Réveilles-toi ! ».
Je sens une douleur sur ma joue. J'ouvre les yeux. Houna, Julia, Clara et co me dévisageais, les yeux ronds. Qu'est ce que j'ai foutu encore.
- De l'air ! Grommelais-je.
- Bon barrez vous y a plus rien a voir. Lança Julia, en râlant.
Je ne sentais plus ma tête. Le tambourinement de la musique me donner des migraines. Il fallait que je calme ça. Je fouillais dans mes poches. J'en sortis un tiquet de cinéma, un billet de 20 euro, et mes clés d'appartement. J'attrapais la manche du blouson de Julia et l'obligea à s'asseoir par terre à côté de moi.
- Ma coke elle est où ?! Marmonnais-je.
Pour toute réponse, elle tendit le doigt vers le sol. Il y avait de la poudre blanche éparpillée partout.
- Super.
- Tu as perdue connaissance Jenna.
- Comment ça se fait ? J'ai trop bu ? L'interrogeais-je.
- Non tu étais complètement défoncé, tu planais à mort. Tu t'es mise à courir dans le couloir et criant « Paul ! Paul ! ». On aurait dit une pauvre folle paumée. Et puis tu t'es affalé sur le sol.
Je ne me rappelais de rien.
- Super. Répétais-je une nouvelle fois.
Julia continuait de me regardait avec des yeux ronds. Complètement paumée elle aussi.
- Arrête de me regarder comme ça ! On dirait que tes yeux vont sortir de leur orbite.
Elle détourna la tête. Puis me regarda une nouvelle fois. Elle me posa La question que je redoutais.
- C'est qui ce Paul ?
J'en étais sur. Peuvent pas ce mêler de leur affaire celles là !
- Personne.
Houna m'observa à son tour. Je remarquais alors sa beauté. Je n'y avait jamais vraiment prêté attention. Ses cheveux bruns étaient ondulés et sa frange lui tombait sur ses yeux bleu lagon. Ses lèvres, étroites mais pulpeuses dévoilaient des dents parfaitement alignées. Pfff, elle avait beau être séduisante, elle ne m'arrive même pas à la cheville.
- Ne Me dit pas qu'il s'agit de Paul Doyle.
Je cru percevoir du regret, du désespoir dans sa voix tremblante. Comme si c'était la fin du monde. Comme si je n'avais pas pu tomber plus bas. Comme si j'avais faite la pire erreur de ma vie. Comme si ce Paul Doyle était la dernière vermine qui pouvait exister. Alors je préférais jouer l'ignorante.
- Qui est ce ? Demandais-je timidement.
- Le diable en personne.
Bof. Le diable, c'est moi. Avais-je rétorquée.
Elles continuèrent de me fixer. Avec des yeux pleins de compassion. Sur le moment je n'ai pas compris pourquoi. Paul n'était pas si horrible. Il n'avait rien de diabolique.
- Pourquoi a t-il cette réputation ? Interrogeais-je.
Ce fut Clara qui me répondit.
- C'est juste un connard fini. Il prend tout le monde pour des merdes. D'après lui, il est supérieur à n'importe qui. J'esquissais un petit sourire. C'était, en effet, une partie de sa personnalité que j'avais remarquée.
- D'ailleurs, continua Clara, non seulement ils ne respectent pas son entourage, mais il manipule salement les filles. Il les drague à mort lors des soirées, fêtes, galas. Et après il les ramènent chez lui. Il se laisse désirer. Tu vois les pauvres filles sont tellement sous son charme qu'elles se jettent littéralement sur lui. Mais il en a rien a foutre. Il les baise comme des putes. Et le lendemain, il les fout à la porte en leur balançant un billet de 100 à la gueule. C'est limite s'il ne leur crache pas dessus.
Mon sourire disparu aussitôt. Elle continua :
- Des fois les filles sont tellement accroc, qu'elles restent toute une journée devant la porte, attendant qu'il sorte, pour pouvoir s'expliquer.
- Et lui il fait quoi ? J'étais totalement captivée. C'était la première fois qu'on me parlait de Paul. Et ça m'intéressais de mieux le connaître. Même s'il était plus critiqué qu'autre chose. De toute façon, ici à Paris, on ne fait que critiquer.
- Ben lui il se barre par derrière. Et laisse ces pauvres filles attendent des journées et des journées. Tandis que lui prend du bon temps dans Paris ou à l'étranger. Les plus chanceuses qui ont pu taxer son numéro, le harcèlent de coup de file. Sauf lui, il ne répond jamais. Il filtre les appels. Plus du tout de nouvelles. Certaines sont même persuadées qu'il est mort ou qu'il a déménagé. Avant bien sur de le voir au bras d'une autre, lors d'un gala.
- C'est un crevard. Renchérit Julia.
- Mais de toute façon tu n'as pas à t'en faire, chérie. Puisque tu n'a jamais eu affaire à lui.
Houna m'observait étrangement. Je crois qu'elle avait compris. C'était la moins conne des trois. Ses yeux bleus me regardaient fixement. Elle ne me lâchait plus. Et pour la première fois c'est moi qui détourna la tête la première. Les paroles de Clara m'avait fait réfléchir. Et s'il c'était foutu de ma gueule lui aussi. Après tout, chaque mec avec qui j'avais couché, me rappelais en me suppliant de revenir. J'étais moi même obligée de bloquer leur numéros. Mais lui il ne l'avait pas fait. Je me souviens mettre réveillée une première fois dans ses bras. Je m'étais levé et j'étais aller fumer sur la balcon. Je repensais à la connerie que je venais de faire. Céder trop facilement. De quoi salir une réputation. Lui, il m'avait rejoint et m'avait reproché d'avoir vidé son paquet de clope. Connard. Après ça il avait voulu m'embrasser. Je m'étais reculée. Je ne voulais pas retomber dans ces bras. Je me souviens mettre levée et être allée prendre une douche.
Je me revois encore entrer dans l'immense salle de bain. Vu ce que vient de m'expliquer Houna, c'était un miracle qu'il ne m'avait pas encore foutu à la porte à moitié à poil. Je regardais longuement le verrou. Je ferme. Ou je ne ferme pas. Je ne ferme pas. Je voulais le tester. Voir s'il tenait un minimum à moi. Je me mis sous la douche. Et laissa couler l'eau chaude sur ma tête. J'avais raison. Il ne tarda pas à me rejoindre. Un frisson parcouru mon corps quand je sentis sa
présence derrière moi. Il m'embrassa la nuque, puis les épaules, puis le dos. Il carraissait doucement les cheveux trempés. Je voulais lui faire face. Le regarder droit dans les yeux. Pour qu'il comprenne. Qu'il comprenne que je ne pourrais plus jamais me passer de lui. Pourtant il n'a pas compris. Et continuait de me regarder d'un air pervers. Les larmes me montèrent aux yeux. Je ne sais pas pourquoi. Je repensais à ces dernières heures. Et puis plus rien. Je ne sais pas comment c'est terminait cette matinée. Je me réveillais plus tard de nouveau dans son lit. Mais il n'était pas à côté de moi. Le réveil affichait 18h. Je me levais précipitement et le cherchais des yeux. Puis je me regarda dans le miroir qui me faisait face. J'étais nue. A en voir les traces noirs autour sur mon visage, j'avais pleuré. Vite. Je habillais rapidement. Mon sac, il est où ? Là. Je vérifie que j'ai toute mes affaires. Mon portable. Ma cam. Mon porte-monnaie. Mes lunettes de soleil. Mon paquet de clopes. Mes clés, elles sont où ? J'entendis une porte s'ouvrir en bas. Tant pis pour les clés. Quelqu'un appela mon prénom. C'était Paul qui rentrait de je ne sais où. Il monta les escaliers, il m'appelait encore. Je passais par la deuxième porte donnant dans le petit salon. Et m'enfuis de chez lui. Voilà comment c'était terminé cette journée. Après ça je ne l'ai plus revu. Plus entendu parlé de lui. Il n'appela pas. J'hésitais. Je l'appelle ? Non je ne l'appelle pas. Je supprimais son numéro pour ne pas être tentée. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Je tombais amoureuse ? Non. Pas possible. Je le déteste. Je le trouve con et puéril. Et d'après les filles, il est encore plus con que je le croyais. Je décidais de l'oublier. Puis sa douceur et sa façon de me regarder me manquèrent vite. De plus en plus. Je sortais. Je buvais. Je couchais avec des connards. Rien à faire. Il me pourrit l'esprit. Et puis je l'apperçu ,un jour que je faisais mon shopping, à la sortie de l'avenue Champs-Elysée.
Le crépitement et cette lumière rouge. L'odeur, la musique et l'extase une nouvelle fois. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent. Je me remets à boire. A sniffer. A me droguer. A danser. A draguer. J'ai la tête qui tourne. Soudain le vinyle saute. Plus de lumière. Les objets volent. Une vitre explose. Les pots de fleurs tombent. Une bouteille de champagne dans le caniveau. Encore le même frisson. Et puis plus rien.
Encore une soirée qui se termine comme les autres. C'est à dire à quatre pattes dans les toilettes, à vomir tout l'alcool qu'on a pu ingurgiter. Julia me tenant les cheveux. Je fais peine à voir. Je me relève péniblement. Houna me tend un rail de coke. Ça ira mieux après ma dose. Ça y est mes pupilles s'élargissent et mes muscles se détende. Je suis stone. J'aime ça. Où est Clara ? Elle a disparue. Sûrement entrain de se faire sauter par un inconnu. Ou alors peut être entrain de se faire violer. Je m'en fou. Je l'a reverrais le mois prochain, à la fin de sa dépression. Cette soirée est gentillement entrain de se barrer en live. Je ne sais même plus chez qui on est. Tout ce que je sais, c'est qu'on est en septembre. Ça va faire deux mois que je n'ai pas revu Paul. Je m'en tape. Moins je le vois, mieux je me porte. Après m'être réveillée une deuxième fois dans son lit, j'ai flippé tout simplement. Je ne me réveille jamais deux fois dans le lit du même mec. Telle est ma devise. Je suis presque une pute à vrai dire. Non ! Je n'en suis pas une ! Gagner du fric en couchant avec n'importe qui. Moi je ne couche jamais avec n'importe qui. Et j'ai pas besoin de leur argent. J'en ai assez. J'en ai tellement que je ne sais même plus comment le dépenser. Je suis une star. Je regarde autour de moi. D'autres personnes étaient là. Je ne les reconnais pas. Ma vue se brouille. Je laisse couler quelques larmes. Un garçon brun me regarde étrangement. Il a les cheveux en bataille, des yeux bleus perçant. « Paul ? C'est toi ? ». Le garçon recule et se fou de ma gueule. « Elle est complètement défoncée cette conne ». Je l'emmerde. Je les emmerde tous !
Paul me manque. Qu'est ce que je raconte ? J'en ai rien a foutre de lui. Je ne veux pas le revoir. J'ai peur tout d'un coup. Je me sens faible. J'ai besoin de sa voix rassurante. De son regard profond et protecteur. J'ai besoin de lui. Je commence à courir dans le couloir. J'entends Julia qui me crie de m'arrêter. Je panique. Je ne sais plus ce que je fais. Mon sachet de coke tombe à terre. La poudre blanche se repend dans les rainures du parquet. Je perçu Houna lâcher un juron. J'appelle désespèrent Paul. Il ne répond pas. Il n'est pas là. Je deviens complètement folle. Et puis le trou noir. Je perd une nouvelle fois connaissance.
- « Réveilles-toi ! ».
Je sens une douleur sur ma joue. J'ouvre les yeux. Houna, Julia, Clara et co me dévisageais, les yeux ronds. Qu'est ce que j'ai foutu encore.
- De l'air ! Grommelais-je.
- Bon barrez vous y a plus rien a voir. Lança Julia, en râlant.
Je ne sentais plus ma tête. Le tambourinement de la musique me donner des migraines. Il fallait que je calme ça. Je fouillais dans mes poches. J'en sortis un tiquet de cinéma, un billet de 20 euro, et mes clés d'appartement. J'attrapais la manche du blouson de Julia et l'obligea à s'asseoir par terre à côté de moi.
- Ma coke elle est où ?! Marmonnais-je.
Pour toute réponse, elle tendit le doigt vers le sol. Il y avait de la poudre blanche éparpillée partout.
- Super.
- Tu as perdue connaissance Jenna.
- Comment ça se fait ? J'ai trop bu ? L'interrogeais-je.
- Non tu étais complètement défoncé, tu planais à mort. Tu t'es mise à courir dans le couloir et criant « Paul ! Paul ! ». On aurait dit une pauvre folle paumée. Et puis tu t'es affalé sur le sol.
Je ne me rappelais de rien.
- Super. Répétais-je une nouvelle fois.
Julia continuait de me regardait avec des yeux ronds. Complètement paumée elle aussi.
- Arrête de me regarder comme ça ! On dirait que tes yeux vont sortir de leur orbite.
Elle détourna la tête. Puis me regarda une nouvelle fois. Elle me posa La question que je redoutais.
- C'est qui ce Paul ?
J'en étais sur. Peuvent pas ce mêler de leur affaire celles là !
- Personne.
Houna m'observa à son tour. Je remarquais alors sa beauté. Je n'y avait jamais vraiment prêté attention. Ses cheveux bruns étaient ondulés et sa frange lui tombait sur ses yeux bleu lagon. Ses lèvres, étroites mais pulpeuses dévoilaient des dents parfaitement alignées. Pfff, elle avait beau être séduisante, elle ne m'arrive même pas à la cheville.
- Ne Me dit pas qu'il s'agit de Paul Doyle.
Je cru percevoir du regret, du désespoir dans sa voix tremblante. Comme si c'était la fin du monde. Comme si je n'avais pas pu tomber plus bas. Comme si j'avais faite la pire erreur de ma vie. Comme si ce Paul Doyle était la dernière vermine qui pouvait exister. Alors je préférais jouer l'ignorante.
- Qui est ce ? Demandais-je timidement.
- Le diable en personne.
Bof. Le diable, c'est moi. Avais-je rétorquée.
Elles continuèrent de me fixer. Avec des yeux pleins de compassion. Sur le moment je n'ai pas compris pourquoi. Paul n'était pas si horrible. Il n'avait rien de diabolique.
- Pourquoi a t-il cette réputation ? Interrogeais-je.
Ce fut Clara qui me répondit.
- C'est juste un connard fini. Il prend tout le monde pour des merdes. D'après lui, il est supérieur à n'importe qui. J'esquissais un petit sourire. C'était, en effet, une partie de sa personnalité que j'avais remarquée.
- D'ailleurs, continua Clara, non seulement ils ne respectent pas son entourage, mais il manipule salement les filles. Il les drague à mort lors des soirées, fêtes, galas. Et après il les ramènent chez lui. Il se laisse désirer. Tu vois les pauvres filles sont tellement sous son charme qu'elles se jettent littéralement sur lui. Mais il en a rien a foutre. Il les baise comme des putes. Et le lendemain, il les fout à la porte en leur balançant un billet de 100 à la gueule. C'est limite s'il ne leur crache pas dessus.
Mon sourire disparu aussitôt. Elle continua :
- Des fois les filles sont tellement accroc, qu'elles restent toute une journée devant la porte, attendant qu'il sorte, pour pouvoir s'expliquer.
- Et lui il fait quoi ? J'étais totalement captivée. C'était la première fois qu'on me parlait de Paul. Et ça m'intéressais de mieux le connaître. Même s'il était plus critiqué qu'autre chose. De toute façon, ici à Paris, on ne fait que critiquer.
- Ben lui il se barre par derrière. Et laisse ces pauvres filles attendent des journées et des journées. Tandis que lui prend du bon temps dans Paris ou à l'étranger. Les plus chanceuses qui ont pu taxer son numéro, le harcèlent de coup de file. Sauf lui, il ne répond jamais. Il filtre les appels. Plus du tout de nouvelles. Certaines sont même persuadées qu'il est mort ou qu'il a déménagé. Avant bien sur de le voir au bras d'une autre, lors d'un gala.
- C'est un crevard. Renchérit Julia.
- Mais de toute façon tu n'as pas à t'en faire, chérie. Puisque tu n'a jamais eu affaire à lui.
Houna m'observait étrangement. Je crois qu'elle avait compris. C'était la moins conne des trois. Ses yeux bleus me regardaient fixement. Elle ne me lâchait plus. Et pour la première fois c'est moi qui détourna la tête la première. Les paroles de Clara m'avait fait réfléchir. Et s'il c'était foutu de ma gueule lui aussi. Après tout, chaque mec avec qui j'avais couché, me rappelais en me suppliant de revenir. J'étais moi même obligée de bloquer leur numéros. Mais lui il ne l'avait pas fait. Je me souviens mettre réveillée une première fois dans ses bras. Je m'étais levé et j'étais aller fumer sur la balcon. Je repensais à la connerie que je venais de faire. Céder trop facilement. De quoi salir une réputation. Lui, il m'avait rejoint et m'avait reproché d'avoir vidé son paquet de clope. Connard. Après ça il avait voulu m'embrasser. Je m'étais reculée. Je ne voulais pas retomber dans ces bras. Je me souviens mettre levée et être allée prendre une douche.
Je me revois encore entrer dans l'immense salle de bain. Vu ce que vient de m'expliquer Houna, c'était un miracle qu'il ne m'avait pas encore foutu à la porte à moitié à poil. Je regardais longuement le verrou. Je ferme. Ou je ne ferme pas. Je ne ferme pas. Je voulais le tester. Voir s'il tenait un minimum à moi. Je me mis sous la douche. Et laissa couler l'eau chaude sur ma tête. J'avais raison. Il ne tarda pas à me rejoindre. Un frisson parcouru mon corps quand je sentis sa
présence derrière moi. Il m'embrassa la nuque, puis les épaules, puis le dos. Il carraissait doucement les cheveux trempés. Je voulais lui faire face. Le regarder droit dans les yeux. Pour qu'il comprenne. Qu'il comprenne que je ne pourrais plus jamais me passer de lui. Pourtant il n'a pas compris. Et continuait de me regarder d'un air pervers. Les larmes me montèrent aux yeux. Je ne sais pas pourquoi. Je repensais à ces dernières heures. Et puis plus rien. Je ne sais pas comment c'est terminait cette matinée. Je me réveillais plus tard de nouveau dans son lit. Mais il n'était pas à côté de moi. Le réveil affichait 18h. Je me levais précipitement et le cherchais des yeux. Puis je me regarda dans le miroir qui me faisait face. J'étais nue. A en voir les traces noirs autour sur mon visage, j'avais pleuré. Vite. Je habillais rapidement. Mon sac, il est où ? Là. Je vérifie que j'ai toute mes affaires. Mon portable. Ma cam. Mon porte-monnaie. Mes lunettes de soleil. Mon paquet de clopes. Mes clés, elles sont où ? J'entendis une porte s'ouvrir en bas. Tant pis pour les clés. Quelqu'un appela mon prénom. C'était Paul qui rentrait de je ne sais où. Il monta les escaliers, il m'appelait encore. Je passais par la deuxième porte donnant dans le petit salon. Et m'enfuis de chez lui. Voilà comment c'était terminé cette journée. Après ça je ne l'ai plus revu. Plus entendu parlé de lui. Il n'appela pas. J'hésitais. Je l'appelle ? Non je ne l'appelle pas. Je supprimais son numéro pour ne pas être tentée. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Je tombais amoureuse ? Non. Pas possible. Je le déteste. Je le trouve con et puéril. Et d'après les filles, il est encore plus con que je le croyais. Je décidais de l'oublier. Puis sa douceur et sa façon de me regarder me manquèrent vite. De plus en plus. Je sortais. Je buvais. Je couchais avec des connards. Rien à faire. Il me pourrit l'esprit. Et puis je l'apperçu ,un jour que je faisais mon shopping, à la sortie de l'avenue Champs-Elysée.
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